Activity number : 14 Cénotaphe 0
THOMAS GARNIER [FR]

  • Installation
  • Limited capacity

Aux quatre coins du monde poussent bâtiments, quartiers et villes, construits à une vitesse ahurissante. Leur particularité commune : leur durée de vie si faible, qui leur vaut plusieurs noms : « ghost cities », « tofu buildings » ou tout simplement « ruines instantanées ».

Ils passent alors directement du chantier à la ruine et sont abandonnés au moment même de leur édification.

Cénotaphe 0 est une installation mécanisée qui assemble et désassemble en continu des éléments sculpturaux en béton. Ces derniers composent un paysage d’une ville infinie en maquette. Un deuxième paysage est enfoui dans l’installation, dans lequel s’amassent les déchets de la production. Un système camera mouvant compose un travelling en direct à l’intérieur des entrailles de la ville créant un jeu d’échelles avec le spectateur.

Un cénotaphe est un monument funéraire qui ne contient aucun corps. Cette ville n’en contient également aucun, désertée depuis sa première heure, n’a jamais fait semblant d’avoir une quelconque utilité. Cette anti-architecture n’est rien de plus que la promesse d’une fonction, d’une occupation qui ne se réalisera jamais.

 

Une production Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains, 2018 .

 


Né en 1991, Thomas Garnier est un artiste contemporain et visuel venant du monde de l’architecture. Diplômé d’État en 2016, il suit depuis la formation du Fresnoy, le Studio National des Arts Contemporains dont il est diplômé en 2018 avec les Félicitations du Jury. Il obtient le prix spécial Révélations Art Numériques de l’ADAGP pour son installation Cénotaphes, renommée depuis Cénotaphe 0.

Sa pratique est celle d’un artiste mais aussi d’un chercheur ou d’un hétérotopologue, tel que le définit Foucault dans son texte « les espaces autres ».

Que ce soit par le remaniement des images fixes ou en mouvement, de la mise en place de dispositifs spatiaux et automatisés ses créations amènent à une vision éphémère et parallèle, une archéologie d’un monde dérivé et en dérive, coincé entre un onirisme fiévreux et une brutalité assourdissante.


PRESSE

‘Une réflexion métaphorique pleine d’inventivité’ – ARTE TV

‘Une machine infernale qui tisse ses lignes avec justesse’ – Huffpost

‘Ou quand le temps de la ville, celui-là des architectes ou urbanistes, ne s’accorde plus guère avec le rythme effréné dicté par les usages numériques émergeants’ – TK21

Thank you:

Une production Fresnoy Studio National des Arts Contemporains
Mecatronique / Programme: Nicolas Guichard

  • Le Fresnoy