Activity number : 3 Homo Desperatus
DRIES VERHOEVEN [NL]

  • Installation

Homo Nuclearis, Homo Emigratis, Homo Prostitutis, Homo Suicidalis,… une série de vitrines pour autant de souffrances humaines. Chaque foyer contient des milliers de fourmi, lâchées dans la misère humaine. Dans Homo Desperatus, le visiteur est invité à observer les calamités de notre époque et les dommages causés par l’homme, le tout à une distance « de sécurité ». Un projet porté par le controversé Dries Verhoeven.

À travers la mise en scène des souffrances humaines du XXIe siècle, les visiteurs passent devant une série de vitrines contenant des modèles à l’échelle de la misère humaine. Le réacteur nucléaire de Fukushima,  une usine de vêtements effondrée au Bangladesh sont autant d’exemples de ces souffrances. Une colonie de fourmis habite chaque vitrine. Soixante-dix mille fourmis tentent de construire une vie dans ces répliques de catastrophes humaines. Chaque site est équipé d’une nano-caméra, qui le filme dans une prise de vue type « CNN Perspectives ».

Le visiteur est invité à observer ces diverses calamités de notre époque et à réfléchir à sa propre position, le tout à une distance « de sécurité ». Le visiteur effectue un zoom avant et arrière, entre distance analytique et implication émotionnelle dans la souffrance de l’espèce humaine, ici représentée par les fourmis. L’installation questionne la façon dont nous percevons les catastrophes – qu’elles soient ou non du fait de l’homme – et sur la relation entre les misères individuelles et le bien-être de la population.


Le plasticien Dries Verhoeven (1976 Oosterhout, Pays-Bas) crée des installations, performances et happenings dans des musées, sur site, et dans l’espace public. À la frontière entre performance et installation, il évalue de manière critique les relations entre spectateurs, performeurs, art et réalité quotidienne. Le spectateur est directement impliqué dans le travail et a la possibilité de diriger ses propres expériences.

Verhoeven souligne dans son œuvre des aspects de notre réalité sociale commune. Il ne s’agit pas de transmettre une déclaration sur la réalité, mais principalement de sortir le visiteur de sa zone de confort, afin d’évoquer une vulnérabilité partagée entre le spectateur et l’œuvre regardée. Au travers de gestes qui affectent radicalement l’ordre public de la vie quotidienne, il espère semer le doute sur les systèmes qui influencent discrètement nos pensées et nos actions. Plus particulièrement à la base de ses projets ces dernières années, la mentalité de crise actuelle et l’influence des médias numériques sur les relations interpersonnelles.


PRESSE

‘With beautiful serenity, Verhoeven displays the ‘ugliest’ issues of the 21st century’ – Theaterkrant.nl (12-08-2014)

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‘With major dramatic events, the media always zooms in on the personal suffering, but what if you omit that?’ – De Volkskrant (25-07-2014)

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‘It is a meta-exhibition with a wry nod: (…) we are the aliens’ Trouw (03-07-2014)

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‘Verhoeven’s staging is one of an opera. The plaster models are beautiful’ – NRC Handelsblad / NRC Next (29-07-2014)

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‘Accompanied by Dries Verhoeven, I walked through this apocalyptic Madurodam in which irony, hope and beauty are given a place’ – De Correspondent (05-07-2014)

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